Le bilan sénologique

LE BILAN SENOLOGIQUE

 

Il s’agit d’une mise au point globale que l’on réalise au cours d’une même consultation.,
Il comporte un interrogatoire destiné à déterminer les facteurs de risque, un examen clinique des seins, une mammographie bilatérale ainsi qu’une échographie, tout ceci est réalisé en vue de  détecter et/ou de mettre au point d’une anomalie mammaire.
Celle-ci sera éventuellement soumise à une investigation complémentaire, à savoir un prélèvement cytologique (à l’aiguille fine), une biopsie ou une IRM.

Pourquoi ces trois examens doivent-ils être réalisés de façon simultanée ?

En fait il s’agit de trois techniques complémentaires, chacune d’entre elle permettant de combler les points faibles des deux autres.

La sensibilité de la mammographie (sa capacité à détecter un cancer du sein) est de l’ordre de 80% ce qui signifie que 20% des cancers ne sont pas visualisés à la mammographie.
La mammographie visualise 80 à 90% de l’ensemble du sein : les zones « aveugles » (périphérie du sein, profondeur du sein) échappent à l’examen mammographique et ne seront explorées que par les autres techniques.

Il faut savoir que 4.5 à 10% des cancers sont uniquement palpables à l’examen clinique et tout à fait invisibles à la mammographie.

Un élément essentiel à connaître également est que 7 à 22% des cancers du sein ne sont pas visualisés à la mammographie, mais uniquement à l’échographie, en particulier chez les femmes avec les seins denses.  Ce taux peut monter jusqu’à vingt-cinq pourcents entre quarante et quarante-neuf ans.
Plusieurs études ont clairement démontré que l’échographie permet de réduire de façon significative le taux de faux négatifs de la mammographie.

 

LES EXAMENS

 

L’examen clinique :

Celui-ci est réalisé par le sénologue en position assise et/ou en position couchée.  Il comporte deux temps essentiels : l’inspection et la palpation.
En effet, on s’attachera à rechercher toute anomalie clinique qui pourrait indiquer une pathologie bénigne ou cancéreuse, d’autant que dans certains cas celles-ci peuvent échapper à la mammographie ou à l’échographie ( cf plus haut).

La mammographie :

Il s’agit d’un examen d’imagerie au cours duquel une très faible dose de rayons X est délivrée. En général 4 clichés sont réalisés ( 2 pour chaque sein).
A titre d’indication, on reçoit 3 à 4 fois plus de ces rayons au cours d’un vol de 4 heures en avion ou lors d’un séjour d’une semaine à la montagne. Et notre mammographe MicroDose est encore deux fois moins irradiant que les autres modèles…!

La mammographie doit se dérouler dans des conditions de confiance et de respect de la part de la manipulatrice qui doit tenir compte de la personnalité et de l’état émotionnel de chaque patiente.
En effet, il est indispensable que cet examen ne se déroule pas dans un climat de stress… Dans ces conditions, la mammographie  ne sera pas « traumatisante » ou douloureuse et permettra d’obtenir des clichés d’une qualité optimale.
Trop de cancers n’ont pas été vus à cause de clichés mal réalisés.
Enfin on veillera à ce que l’examen se déroule en première partie de cycle, c’est-à-dire lorsque les seins ne sont pas « oedémateux » (meilleure qualité de l’image et plus grand confort pour la patiente).

LA GROSSESSE EST UNE CONTRE-INDICATION A LA  MAMMOGRAPHIE !!

L’échographie :

Il s’agit d’un examen indolore pratiqué à l’aide du même type d’appareillage que l’on utilise pour examiner les bébés chez la femme enceinte. Cet appareil émet des ultrasons et non des rayons X.  Il se pratique en position couchée, à l’aide d’une petite sonde posée sur la peau après avoir enduit celle-ci avec un gel conducteur de sons.
Il permet entre autre de bien visualiser des régions d’accès difficile à la mammographie comme le sillon sous-mammaire, les zones périphériques du sein et la région axillaire.

 

LES PROCEDURES INTERVENTIONNELLES

 

La cytologie :

Il s’agit d’un petit prélèvement réalisé à l’aide d’une aiguille fine, soit à main levée soit sous contrôle échographique
Cette procédure ramènera des cellules de la lésion qui seront ensuite étalées sur lame et envoyées à l’analyse pour interprétation par un médecin spécialiste.
Le prélèvement  
n’est pas douloureux, ce qui en général surprend assez les patientes, parfois un peu stressées quand on leur annonce quelles vont être ponctionnées.

La biopsie :

Celle-ci peut être chirurgicale (de moins en moins fréquente), réalisée sous contrôle mammographique (en particulier pour les micro-calcifications …), sous contrôle échographique (pour les anomalies bien visualisées aux ultrasons) ou à main levée (pour les anomalies palpées).
Elle se déroule après anesthésie locale et permet de ramener une quantité plus importante de tissu mammaire dont on pourra connaître le type histologique, analyser finement l’architecture (et notamment faire la distinction entre des cancers in situ ou invasifs) mais également de connaître les facteurs histo-pronostiques, capitaux dans la prise en charge thérapeutique d’un cancer du sein.
Il est important de signaler au médecin la prise d’anti-inflammatoire ou toute autre médication qui pourrait être responsable de complications hémorragiques (Aspirine, Sintrom, Ticlid, Persantine ou autre antiagrégants plaquettaire, etc.…).
Un pansement compressif sera réalisé à la fin de la procédure afin d’éviter le développement d’un éventuel hématome.  Celui-ci devra être gardé jusqu’au lendemain.

Le repérage préopératoire :

Réalisée sous échographie , il s’agit d’une procédure qui consiste à déposer un repère métallique au sein d’une lésion que le chirurgien doit enlever. Ceci permettra de le guider plus précisément au cours de son intervention.

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