Comprendre le cancer du sein - Centre de Sénologie des Coteaux | Mammographie Liège

Comprendre le cancer du sein

 

Introduction

En Belgique, un cancer sur quatre est un cancer du sein et notre pays est en première position dans le classement européen.
Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme : chez nous une femme sur sept sera un jour touchée par cette maladie.
Près de dix mille nouveaux cas sont découverts par an et on estime que dans notre pays plus de cinquante mille femmes sont directement concernées par cette maladie : celles chez qui on vient de découvrir une lésion, celles en cours de traitement ou celles qui ont eu cette maladie.
Enfin il faut savoir que le cancer du sein est responsable de deux mille cinq cent décès par an en Belgique mais la mortalité est en voie de légère régression en raison de l’amélioration des traitements et la qualité du diagnostic précoce. C’est dire toute l’importance d’un bilan sénologique régulier de qualité. Entre 1980 et 2009 le nombre de cas a plus que doublé.

 

Anatomie du sein

Le sein est une glande destinée à la production de lait.
Il est essentiellement composé de graisse, de tissu conjonctif ainsi que de canaux et de lobes.
Il existe entre quinze et vingt lobes dans le sein, qui se jettent dans des canaux galactophores, ces derniers venant aboutir au mamelon par cinq à neuf orifices.
Chaque lobe est constitué de ce que l’on appelle l’unité terminale ducto-lobulaire qui est en quelque sorte la structure de base dans la production du lait.  En effet, les lobules (constitués eux-mêmes d’acini) se jettent dans un canalicule extra-lobulaire, l’ensemble de ces derniers rejoignant à la manière de petits ruisseaux les canaux galactophores que l’on pourrait comparer à des rivières.

Au sein de toutes ces structures circulent les vaisseaux sanguins (artères et veines) et les vaisseaux lymphatiques.  Ces derniers se drainent vers les ganglions de la chaîne mammaire interne, sous-clavière et surtout de la région axillaire.

cancer du sein

Le tissu mammaire également est très sensible aux influences hormonales, ce qui explique des variations physiologiques au cours du temps :

– Le développement des seins pendant la puberté.
– Les variations au cours du cycle menstruel : lors de la première moitié de celui-ci, le sein est sous l’effet des oestrogènes alors qu’au cours de la seconde partie il est sous l’effet de la progestérone, responsable entre autre d’une légère augmentation de volume des seins, parfois douloureuse.
– Le développement des éléments glandulaires au cours de la grossesse.
– Le phénomène de lactation après l’accouchement.
– La ménopause ,au cours de la quelle on observe une chute de la production des hormones ovariennes.

 

Qu’est-ce que le cancer du sein ?

L’élément fondamental constituant nos organes s’appelle une cellule.
Le cancer est une maladie au cours de laquelle une des cellules va, de façon tout à fait anormale et anarchique,  se reproduire indéfiniment pour son propre compte, en dehors des lois d’équilibre des tissus.
Par exemple après un cycle dix doublements de cette cellule malade apparaîtront un groupe de mille cellules tumorales.  Après vingt doublements il y aura un groupe de un million de cellules, constituant déjà une très petite tumeur de l’ordre de 1 milligramme.
La cellule cancéreuse a pour propriété de détruire les cellules saines qui l’entourent et de se transporter vers d’autres organes, par exemple en passant par les vaisseaux sanguins ou les vaisseaux lymphatiques (métastases).
La meilleure chance de guérison est donc de découvrir un cancer le plus tôt possible.

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui, dans la plupart des cas, prend son point de départ au niveau de l’unité ducto-lobulaire.
En fonction de sa topographie on parlera de 
cancer lobulaire (ceux qui se développent au niveau du lobule) ou de cancer canalaire (ceux qui se développent au niveau des canaux).
Lorsque la tumeur reste confinée à l’intérieur d’un canal ou d’un lobule on parlera d’une lésion « 
in situ ».
Par contre, lorsque le cancer, à un stade plus avancé, s’infiltre au-delà du canal ou du lobule, on parlera de lésion « 
invasive ».

cancer

 

Quels sont les facteurs de risque ?

– Le sexe : 99% des cancers du sein se développent chez la femme.

– L’âge : dès l’âge de trente ans le risque de cancer du sein augmente régulièrement avec une accélération après cinquante ans.
Le risque atteint son maximum à l’âge de quatre-vingt ans et reste constant jusqu’à l’âge de nonante ans.

– Les antécédents familiaux de cancer du sein : le risque est d’autant plus important qu’il a touché une parente au premier degré (mère, sœur, fille), en particulier avant l’âge de cinquante ans.
Les risques au second degré (grand-mère, tante, cousine…) doivent bien entendu également être pris en considération.

Il faut cependant rappeler que 70% des femmes atteintes d’un cancer du sein n’ont pas d’antécédents familiaux !

– Risques génétiques de cancer du sein : 5 à 10% des cancers sont liés à une anomalie chromosomique (gênes BRCA 1 et BRCA 2).  Chez les patientes porteuses de cette mutation génétique le risque est très important.

– Des antécédents personnels d’hyperplasie atypique au niveau des seins.

– L’exposition massive aux rayons X : moins fréquente qu’auparavant depuis le respect de normes de sécurité très strictes, notamment pour le personnel travaillant dans les services de radiologie ou lors de radiothérapie englobant le sein (irradiation du poumon…).

– Grossesse et allaitement : ne pas avoir eu d’enfant augmente modérément le risque et dans une moindre mesure avoir eu son premier bébé après 30 ans ou ne pas avoir allaité.
Par contre avoir allaité constitue une petite protection contre le  cancer du sein.

– L’âge des premières règles et l’âge de la ménopause : il est généralement admis qu’avoir ses premières règles avant l’âge de douze ans ou sa ménopause après l’âge de cinquante cinq ans constitue également un risque de cancer du sein.

– Les facteurs d’hygiène : la consommation d’alcool, de tabac et l’obésité sont des facteurs de  risque du cancer du sein.

– Le traitement hormonal substitutif : peut augmenter le risque de cancer du sein.  Cependant celui-ci sera influencé par le type d’hormones prises, leur quantité, leur durée ainsi que leur mode d’administration.

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